HAITI

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Via @Alexandre_de_B: #JeLoveHaiti Carte postale animée d’une semaine en Haïti, Janvier 2013


#JeLoveHaïti from Alexandre de Bellefeuille on Vimeo.

Une raison de plus qui pousse à ne pas avoir peur de s’exprimer


let-it-outQuelques siècles de cela, l’église catholique affirmait que l’esclavage était normal et que Dieu avait ainsi créé les noirs. Nul besoin de dire que les gouvernements ainsi que certains des grands philosophes de l’époque affirmaient de même !

Mais, heureusement, tous ne vivaient pas dans l’ignorance car bien que petit, il existait un groupe de gens pour s’opposer fermement à l’esclavage et affirmer que tous les êtres humains sont égaux. Citons en exemple le Député Thaddeus Stevens (1792-1868) qui a passé trente ans de sa vie à lutter contre cette pratique et qui rappelait constamment que tous sont égaux, qu’ils soient noirs ou blancs. Dire qu’on osait se moquer de lui et prétendre qu’il était fou !

Il en est de même aujourd’hui, lorsque vous arrivez avec une idée innovatrice, totalement nouvelle et que beaucoup n’arrivent pas à en déceler la beauté. Plus tard, ils vous donneront raison mais en attendant, vous êtes le seul à savoir que la raison est vôtre alors il n’est pas question que vous laissiez une telle lumière s’éteindre par la vague d’ignorance du moment.

OSEZ VOUS BATTRE POUR CE QUE VOUS CROYEZ, N’ABANDONNEZ JAMAIS !!!!

TOUJOU GOUMEN POU SAW KWE PA JANM LAGUE !!!!

#Kanaval Okap 2013 (Foto)


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Métiers et Professions, quelles particularités en Haïti


 Auteur :
G. A. G.

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                         Des ambiguïtés, parlant de métiers et de professions ? Comme ce maçon qui se croit supérieur au cireur de botte près du chantier, car il a un métier et l’autre non. Mes réflexions m’ont porté à pencher sur certaines particularités entre métiers et professions en Haïti. Mentionnant la définition de ces mots, je dégagerai des traits similaires et spécifiques à chacun d’eux. Ensuite, on s’intéressera à la façon dont ils sont perçus dans notre société.

Il existe en effet plusieurs définitions de métier et de profession ; par contre, dans cet article nous insistons sur celle qui fait l’objet du débat. Dans le dictionnaire Larousse, d’un côté, le mot métier signifie une habilité technique que procure la pratique, l’expérience d’une activité professionnelle. D’un autre, le mot profession, signifie un métier de caractère intellectuel, artistique etc… qui donne une position sociale plus ou moins prestigieuse.

Tout de même, il existe quelques caractéristiques spécifiques. Le métier se rapporte généralement, à la connaissance que l’on acquiert avec l’expérience dans l’exercice d’un travail dans un domaine particulier ou pas. Par contre la profession se rapporte généralement, à la connaissance acquise à travers une institution reconnue compétente qui permet ensuite de l’exercer dans un domaine particulier.

Sont-ils perçus ainsi dans notre société ? Le fait est qu’ils sont bien souvent remplacés l’un par l’autre ou pas considérés à leur juste valeur. En effet, certaines professions sont des stéréotypes de réussite dans notre société, beaucoup plus lucratives les unes que les autres. Le métier ferait surtout penser à ceux qui veulent joindre les deux bouts. Mais, comme dit la fameuse maxime :
‟ Il n’y a pas de sot métiers. ”

Il ne fait aucun doute que cet article ne suffira pas à vous faire comprendre les méandres entre métier et profession. Néanmoins, j’ai réussi à vous faire réfléchir là-dessus, à réveiller en vous des accords ou des désaccords ou encore ce que j’espère ; à vous amener vers une approche différente de celle que vous aviez avant de prendre connaissance de cet article. Mais, franchement la profession ne serait-ce pas un métier en devenir ?

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Cap sur Tortuga (Île de la Tortue)


  Auteur: Joseph Gynt

Visitez son blog ici: http://josephgynt.blogspot.com

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Près des quais bruyants de Port-de-Paix patientent les embarcations en partance pour l’île de la Tortue. La mythique « Tortuga » des histoires de pirates… Aujourd’hui les flibustiers ont déserté les côtes caribéennes, mais l’aventure est toujours au rendez-vous.

 Après de rapides négociations sur le prix et la destination, les passagers s’entassent avec moi sur un canot sans âge, avant que nous ne sautions sur l’un des voiliers de la rade. A bord, trois petits mousses s’affairent aux cordages. Un jeune marin d’une vingtaine d’années, petit, massif et aux pieds semblant faits du même bois que le navire, tient la barre. Avachi dans les voiles, le capitaine, donne les ordres du départ d’un ton rugueux. Tous affichent la même mine sévère des hommes de toutes les mers, n’usant de mots que pour l’utilité de la navigation.

Le voilier semble un survivant d’une époque lointaine. Quel âge peut-il avoir ? Il ne semble guère différent des embarcations qui arpentaient les flots au temps des boucaniers. C’est une barque d’une dizaine de mètres de long, entièrement faite de bois et de cordes, dont le mat pointe vaille que vaille vers le ciel. L’eau s’infiltre entre les pierres lestant l’embarcation en fond de cale. "Rien d’anormal", assure le capitaine… Conçu pour flirter avec les côtes, le petit voilier se traîne sur l’eau calme et bleue de ce jour sans vent. La grande voile, patchwork usé dessinant un grand triangle gris, peine à le faire avancer.

Je savoure sans effort cette traversée hors du temps, plongeant mon regard dans les eaux azurées des Caraïbes. Des poissons volants saluent notre passage. Le soleil des tropiques brûle le pont râpeux.  Mes compagnons de voyages – tous haïtiens et coutumiers de ce voyage – ne semblent pas goûter aux mêmes plaisirs. Recherchant les rares coins d’ombre du bâtiment, ils pestent contre la lenteur du trajet, l’absence de moteur que de mon côté je bénie.

 Il faut dire que le temps passe lentement sur ce vieux voilier. Encore en vue, Haïti et Port-de-Paix se couvrent de noirs nuages. Face à la proue, l’île de la Tortue commence à dévoiler les détails de sa longue carapace. Les derniers rayons du jour se jettent sur elle et sur les nuques des passagers impatients. Il faut arriver avant la nuit.

Les petits mousses aux culottes déchirées affichent la même nonchalance que leur capitaine. Aussi tranquilles que leur bateau. A la barre, le marin aux pieds de bois semble maître du temps comme du cap. Il dévoile de temps à autre ses grandes dents blanches dans de francs sourires. Derrière lui, une longue ligne s’enfonce dans le sillage du bateau, à la recherche d’une occasionnelle pêche.

Bientôt trois heures que nous naviguons. On peut désormais compter les baraques disparates accrochées au flanc de l’ile. Soudain le capitaine prend la barre, marquant le début des manœuvres et la fin d’une interminable attente. Les matelots filent pomper l’eau des cales qui dégorge à présent sur le pont, pour retourner à la mer. L’un des mousses grimpe au mat avec une agilité déconcertante pour décrocher les voiles. Nous arrivons au port. Aucun poisson n’aura mordu à la ligne tendue par les matelots, mais pour la première fois depuis le début de la traversée, le capitaine s’est mis à sourire…

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Haïti : à la recherche d’un Etat et d’une souveraineté


La récente mise en place d’un Conseil électoral permanent (CEP), a relancé un débat essentiel pour Haïti : la forme des institutions. Cette question est incontournable car elle est au cœur du problème haïtien. Depuis la chute du régime duvaliériste, Haïti connait une instabilité politique constante et une dégradation globale. Economie en berne, insécurité, le pays est en crise. Les Haïtiens cherchent par tous les moyens à mettre en place une démocratie digne de ce nom. Exercice difficile, il faut du temps et beaucoup de chutes pour construire une démocratie.

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La quête de la démocratie s’est traduite par une instabilité politique chronique. Depuis la chute de Duvalier, le pays a connu maints coups d’états, démissions, soulèvements… ou plus simplement, et récemment, crises gouvernementales. Mais au-delà de cette instabilité, nous avons assisté à une dégradation des institutions étatiques. Manque de moyens, corruption ou décisions absurdes, les services publics haïtiens fonctionnent très mal voire pour certain n’existent plus du tout. La dissolution de l’Armée est un exemple, et la Police Nationale d’Haïti (PNH) n’est jamais parvenue à la remplacer. Cette déliquescence de l’Etat est liée à l’instabilité…et elle en est aussi la cause ! Fatal cercle vicieux ! Les élections organisées par cet Etat faible sont régulièrement soupçonnées d’irrégularités, ce qui est sources de conflits, de crises et donc d’instabilité. L’instabilité engendre la faiblesse, la faiblesse engendre l’instabilité : Haïti est prise au piège d’une spirale infernale qui a pour principale conséquence l’absence d’état de droit et des infrastructures en mauvais état. Sécurité non-garantie, équipements routiers et énergétiques en mauvais état, tout ce qui constitue la base d’une vie économique et sociale est absent. Les investisseurs se découragent vite et les richesses d’Haïti restent inexploitées.

Les missions régaliennes de l’Etat sont assumées par des puissances étrangères. La MINUSTAH a remplacé l’Armée, les ONG quant à elles prennent la place des services sociaux ou des structures que la société civile haïtienne peine à faire vivre. Daniel Rouzier, peu après l’élection de Michel Martelly, avait surnommé Haïti « la République des ONG ». Il avait raison, tant celles-ci jouent le rôle de l’Etat et de la société civile haïtienne. Elles font du bon travail, mais il faut souhaiter que ce travail soit provisoire car Haïti a aussi vocation à se relever et à pouvoir assumer ses missions elle-même.

La spirale de l’instabilité et de la dégradation de l’Etat a donc eu deux conséquences : l’appauvrissement du pays et la perte de sa souveraineté. Dans un tel contexte, c’est tout simplement la démocratie qui ne peut être installée.

Comment sortir de cette spirale ?

La fin de ce cercle vicieux commencera par la mise en place d’institutions solides et légitimes. La restauration des services publics est la base de la reconstruction du pays. Lutte contre la corruption, moyens supplémentaires pour la PNH, refondation de l’Armée, l’Etat haïtien doit pouvoir assumer lui-même le premier service public qui est celui de la sécurité. L’insécurité est la première cause de la paralysie de l’économie du pays et de l’émigration des élites. En réglant ce problème, le pays pourra commencer à redécoller.

Mais pour cela, il faut aussi un gouvernement stable et incontesté. L’initiative du Président Martelly de mettre en place un Conseil électoral permanent est salutaire. En effet, sous sa forme provisoire, le conseil électoral était une instance trop fragile, trop vulnérable. En devenant permanent, il sera pleinement dans son rôle d’organisateur de la démocratie et de gardien de la légitimité du vote.  Cette institution n’est pas sans rappeler le Conseil constitutionnel de la République française, qui a un rôle de contrôle de constitutionnalité et de juge des élections. Mais l’originalité du CEP, est qu’il n’est pas que juge des scrutins, il les organise de même qu’il s’intéresse aussi au financement des partis politiques. Il s’agit d’un organe original, distinct des autres Cours constitutionnelles ou Cours suprêmes.

Haïti a besoin d’un grand arbitre impartial et compétent pour garantir la stabilité et la démocratie. Le Conseil électoral permanent peut être cet arbitre. Mais il ne sera pas le seul garant de la reconstruction de l’Etat. La nouvelle Armée annoncée par Michel Martelly peut aussi marquer le renouveau et ainsi permettre le départ de la MINUSTAH.

Le projet présidentiel est mis à mal par l’opposition, c’est bien dommage, et celle-ci a tendance à bloquer le Parlement… Nous voyons là l’une des grandes difficultés d’Haïti : parler d’une seule voix, être unie autour d’un projet de restauration de l’Etat, de la souveraineté et donc de la démocratie. Il est bien entendu positif qu’il y ait une opposition et que celle-ci ait des moyens de contrôle. Mais la situation politique est autre : le Président est en cohabitation avec des chambres qui lui sont hostiles. Le sommet de l’Etat est divisé et trop souvent cela se traduit par la paralysie. La crise gouvernementale qui a suivi l’élection de Michel Martelly a été le premier symptôme de cette cohabitation. L’éviction de Gary Conille en a été le deuxième, et les différentes polémiques qui ont surgis ont été des épisodes regrettables. L’administration Martelly-Lamothe peine à faire avancer le pays, même si de nombreux projets sont en court, à cause de cette cohabitation. Or cela touche la question essentielle de la reconstruction de l’Etat, étape essentielle du relèvement d’Haïti.

Quelle solution à cette paralysie ?

Faut-il changer la Constitution ? Faut-il dissoudre le Parlement et faire de nouvelles élections ? Le gouvernement est parvenu à modifier la Constitution de 1987 pour mettre en place le CEP. Mais est-il allé assez loin ? Nous aurions pu imaginer une simplification dans la désignation du Premier ministre ? La ratification par les deux chambres semble être trop complexe, la plupart des régimes parlementaires n’ont une ratification que par une seule chambre. Cette question se pose et y répondre pourrait éviter certaines crises gouvernementales.

Reconstruire l’Etat

Les projets du Président Martelly, CEP, Armée, vont dans le sens de la reconstruction de l’Etat et de la souveraineté du pays. Cette démarche est positive, mais l’un des problèmes majeurs du pays n’est toujours pas réglé : la paralysie du pouvoir qui est l’autre visage de l’instabilité. Si un gouvernement parvient à avoir les mains libres, et qu’avec ces mains il remet en place des institutions fortes et intègres, alors Haïti quittera la spirale infernale qui est à l’origine de la misère qu’elle connait actuellement.

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Le cercle des grands protecteurs du rêve Haïtien


L’une des scènes les plus marquantes du film “Atlantide, l’empire perdu”, c’est le moment où les géants se réveillent ouvrant leurs larges bras pour former un bouclier protégeant ainsi l’empire en danger. Cette scène peut émouvoir n’importe qui et puisqu’Haïti d’après certains scientifiques est une partie de cet empire perdu, il est donc facile en tant que fils/fille de cette terre de se sentir traversé par un sentiment aigre-doux en le voyant. Voyez-vous, malgré les catastrophes, malgré les déboires ainsi que toutes les difficultés auxquels nous faisons face, nous sommes toujours présents, toujours en quête de paix, de prospérité et de félicité. C’est sans doute grâce à l’intelligence infinie d’abord mais aussi grâce au cercle des grands esprits protecteurs qui ont vécu sur ce sol, des gens encore vivants ou morts qui nous donnent espoir que le rêve haïtien existe toujours : Liberté et paix pour tous.

Comme dans Atlantide, pour nous les grands géants qui nous couvrent sont Malya Villard-Appolon victime de viol. Son mari est mort après avoir été battu par ses agresseurs ; sa jeune fille a été violée sous les tentes de champ de mars. Rapportant les faits à la police nationale, ces derniers n’ont rien voulu faire pour l’aider à écrouer les responsables. Décidée, elle prend les choses en main en donnant une réponse « vaginique » appropriée à ces bandes d’incapables, mettant en place la KOFAVIV une organisation qui vise à aider les victimes de viols à rompre leur silence. Plutôt que de se laisser consumer par la rancœur, la vengeance ou même encore à prendre des actions violentes et agressives, vous remarquerez dans son geste qu’elle a  choisi de mettre en  pratique la philosophie de Desmond Tutu, tous deux comprenant que « garder le silence quand les choses vont mal est une forme de complicité ».

Qui n’a pas entendu parler de ce géant connu sous le nom de Patrice Millet ? CNN Heroe, fondateur de FONDAPS (Fondation Notre-Dame du Perpétuel Secours) qui est un programme de football pour enfants à but non lucratif fournissant du matériel gratuit, du coaching et de la nourriture. Il a desservi des centaines d’enfants des bidonvilles d’Haïti. Et si vous ne voyez que le foot, détrompez-vous, il utilise cela à une fin utile : celle d’enseigner aux enfants comment devenir des citoyens responsables.

Aujourd’hui, journée mondiale de la paix, on ne saurait conclure sans mentionner le professeur Gérard Pierre-Charles candidat en 2003 au prix Nobel de la paix. Engagé politiquement pour la démocratie et la paix dans le pays, ce géant n’a pas seulement publié des essais sur le développement de l’Amérique latine et de la caraïbe il a aussi agi en fondant l’Organisation du peuple en lutte pacifique (OPLP).

Le cercle des grands protecteurs du rêve haïtien, ce sont tous ces hommes et femmes qui malgré le grand flux de négativisme dans le pays ne se laisse pas entraîner par la foule et continue à sortir des sentiers battus. C’est tous ceux et celles qui ont écrit l’histoire de ce pays avec leur sang, c’est vous et moi qui œuvrons pour une Haïti meilleure en jouant chacun notre partition sans attendre en retour ni même espérer que nous soyons compris des autres. Ils sont nombreux, ils sont tous en nous, parmi nous et ne cesseront jamais d’exister. Ils sont ceux qui nous ont appris et qui nous apprennent la valeur et l’importance de la paix.

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Après #Isaac, comment éviter le pire?


Après qu’Isaac a fini de frapper notre Haïti, l’état d’alerte doit être toujours gardé puisque les menaces d’une montée de cas de choléras sont présentes. L’eau étant sa principale forme de contamination; ces inondations peuvent aggraver notre situation à tout moment.

Pour ce, nous vous prions de garder les mêmes consignes et comme nous sommes sûrs qu’un petit nombre de la population lira les méthodes de préventions qui suivent, prière de les rappeler aux plus défavorisés, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas accès à tous les moyens de communication.

Faites circuler ce message et dites à vos voisins, amis et familles de:

1)    S’assurer de boire et d’utiliser de l’eau propre. En cas de doute, faire bouillir l’eau ou la traiter avec un produit chloré.

2)    Se laver souvent les mains avec du savon et de l’eau propre, avant de nourrir un enfant ou de préparer des aliments. Et surtout ne pas oublier de se laver les mains après avoir utilisé les toilettes.

3)    Veiller à bien cuire les aliments surtout les fruits de mer. Garder les repas ainsi que les fruits et légumes pelés et couverts.

Quand vous respectez les règles d’hygiène, vous réduisez ainsi les risques d’attraper la maladie. Si malgré tout, un proche ou vous-même avez des évacuations liquides (diarrhée), buvez beaucoup d’eau avec une légère portion de sel et de sucre et CONSULTEZ VOTRE MÉDECIN IMMÉDIATEMENT.

Partager est signe d’amour et de responsabilité, rappelez ces consignes premièrement aux plus défavorisés de votre localité qui n’ont pas accès a l’internet, puis à vos amis et famille, faites-le maintenant et merci de votre coopération.

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Cholera outbreak, emergency sierra leone, cholera outbreak sierra leone

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Haïti vue de la France


En Español // In English

Écrit par Charles Vaugirard 

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La perception d’Haïti par les Français est un vaste et sensible sujet. L’histoire de ces deux pays est étroitement liée et elle est entachée de souffrances, violences, injustices et d’échecs. Mais malgré ces terribles blessures, le lien entre ces deux pays ne peut être ni nié, ni rompu. Il existe, il est fort, même si l’incompréhension est bien présente.

L’incompréhension est en effet le mot qui décrit le mieux l’attitude de la France d’aujourd’hui vis-à-vis d’Haïti. Une incompréhension complexe, changeante selon les milieux culturels Français : la perception d’Haïti change si on se place du côté du grand public, du côté de l’intelligentsia culturelle ou du côté du monde des ONG.

Le grand public connaît très, très mal Haïti. Les médias en parlent principalement lors des catastrophes : cyclones, émeutes, séismes… peu d’émissions traitent de la culture haïtienne. Faite un sondage dans la rue, la plupart des gens confondront avec Tahiti, puis, une fois compris « Haïti », ils vous parleront de pauvreté, de catastrophes… Il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître, les médias ne contribuent pas à donner une bonne image d’Haïti. Au contraire, ils mettent l’accent sur la misère ce qui au mieux invite à l’indifférence, au pire suscite un misérabilisme mal placé. Ces images colportées par la presse et la télévision ne sont pas compensées par l’éducation. En effet, Haïti est totalement absente des programmes scolaires, personne n’a appris à l’école que Saint Domingue était la plus riche des colonies de l’ancien régime et qu’elle est devenue indépendante en 1804…après que des esclaves révoltés aient infligé une défaite à Napoléon. Ce silence de l’Education nationale a donc effacé Haïti de la mémoire collective. L’humiliation qu’a subie Bonaparte est tombée dans l’oubli, peu de gens en parlent. Un exemple flagrant : la série en quatre épisodes « Napoléon » avec Christian Clavier ne mentionne même pas cet évènement…alors qu’elle est riche en détail sur la vie de l’Empereur. Etrange oubli qui est symptomatique de cette absence d’Haïti dans l’offre culturelle offerte au plus grand public. Une des rares exceptions à cette règle fut la diffusion du téléfilm Toussaint Louverture en février dernier. Ce beau film diffusé en prime time sur France 2 a connu un certain succès. Hélas, les libertés prises avec l’histoire, dont certaines très maladroites, ont suscité d’inutiles polémiques…polémiques dont le film aurait pu se passer car l’auteur a mis sept ans à convaincre les producteurs.

L’intelligentsia culturelle a, de son côté, une perception radicalement différente et éminemment positive du pays. Beaucoup d’écrivains, de journalistes, d’intellectuels, de journalistes connaissent, de près ou de loin, la République d’Haïti. La culture haïtienne est très prisée : les écrivains haïtiens sont publiés par les meilleures maisons d’édition, leurs livres sont beaucoup lus et certains ont eu des prix littéraires très prestigieux : Dany Laferrière a eu le Prix Médicis en 2009, Jean Metellus a reçu le Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française en 2010. D’autres auteurs ont été décorés par le ministre de la culture : Lyonel Trouillot et Frankétienne sont respectivement chevalier et commandeur des Arts et des Lettres. Et ça ne s’arrête pas à la littérature, la peinture haïtienne est très appréciée, les expositions ne manquent pas et les artistes ont beaucoup de succès. Enfin, le cinéma n’est pas en reste car le directeur de l’école française du cinéma, la FEMIS, est l’haïtien Raoul Peck. Les talents d’Haïti sont donc reconnus et cette culture a toute la reconnaissance qu’elle mérite au sein des élites.

Enfin, l’intérêt des élites pour Haïti n’est pas nouveau. Au XIXeme siècle, de grands auteurs se sont intéressés à Haïti et à son libérateur. Le premier roman de Victor Hugo, Bug Jargal, est inspiré de Toussaint Louverture. Hugo l’a écrit à seize ans, quelques années après que Toussaint ait été enfermé au Fort de Joux dans les montagnes du Jura, non loin de la résidence de la famille Hugo. Lamartine est allé plus loin, en 1850 il a composé une pièce de théâtre sur la vie de Toussaint Louverture. Une pièce en trois actes qui, hélas, n’est plus jouée ni éditée depuis longtemps… Lamartine avait écrit une œuvre politique sur le défenseur de la liberté des noirs, car il était opposé à toute forme d’esclavage. L’homme qui a aboli l’esclavage en 1848, Victor Schoelcher, a aussi écrit en 1889 une Vie de Toussaint Louverture. L’indépendance d’Haïti a marqué de nombreux esprits et a discrètement influencé l’idéal républicain français.

Les Français qui découvrent Haïti par sa culture s’attachent très vite à ce pays et ils évitent soigneusement tout misérabilisme. En effet, on ne peut résumer un si beau pays aux épreuves qu’il traverse. Peu de Français viennent en Haïti pour faire du tourisme. La plupart des visiteurs sont des coopérants, des diplomates, des militaires, des journalistes, des missionnaires, ou ceux qui ont un lien familial avec le pays. Bon nombre d’entre eux reviennent avec des propos positifs. Malgré la misère qu’ils ont vue, malgré la tristesse qu’ils ressentent devant le calvaire d’Haïti, ils parlent avec émerveillement de la culture haïtienne, des paysages magnifiques et d’un peuple courageux et amical.

Replacer Haïti dans la mémoire collective française n’est pas une cause perdue. Bien au contraire, ce serait faire œuvre de vérité historique que d’intégrer l’histoire de l’indépendance d’Haïti dans l’histoire de la Révolution française et donc dans l’histoire de France. Mais comment ? L’élite culturelle française peut jouer ce rôle. Elle connaît et aime Haïti. Elle peut donc transmettre cette connaissance au grand public. Mais c’est aussi à l’Etat de mettre dans les programmes scolaires un chapitre sur la décolonisation de Saint Domingue, qui est une conséquence de la Révolution. Avec recul, sans stigmatiser aucun acteur de cet épisode, faire découvrir aux élèves français la genèse d’Haïti serait un moyen, efficace et juste, de créer un pont entre Haïti et la France, de réformer cette fausse perception et même de réconcilier ces deux peuples à l’histoire commune.

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