M O T I V A T I O N

La diversité ne détruit pas la culture. (Causerie avec Yohann Doré #AyitiRock)


Nous vivons dans un monde où penser différemment est souvent puni en lieu et place  d’être encouragé, simplement parce que tous ne font pas usage de leur intelligence associative pour défier les statistiques alors que d’autres ont peur de ce qu’on peut penser d’eux. Ceci étant dit, vous pouvez deviner combien cela demande du courage d’OSER n’est-ce pas ! Une chose, du moins, est sûre, c’est que les résultats sont payants car on en sort souvent avec un exploit, une perle rare qui a toujours été là mais dont tout le monde avait peur.

Jacob Barnett, 12 ans, en utilisant cette technique se retrouve maintenant sur une bonne voie, celle qui lui permettra d’épandre la théorie de la relativité d’Albert Einstein ; la compagnie Apple quant à elle est devenue la plus couteuse du monde. C’est également dans cette même perspective, qu’un fils de la Caraïbe, Yohann Doré, à l’autre bout du monde, entame une campagne afin de pousser au plus loin ses rêves et devenir avec Ayiti Rock, un Groupe Rock de renommée Internationale représentant la région ; chose plutôt atypique. Au cours du mois de mai, pendant notre tournée d’exploration du Nord-Ouest, Haïti, nous avons eu la chance de causer avec ce jeune novateur et il nous a permis de découvrir certaines de ses multiples facettes telles que:

Dièz ak Bemòl : Yohann Doré serait-il un mystère? Parce que sur Google tu es pratiquement absent, on ne trouve rien sur ta vie personnelle.

Yohann Dore : LOL. Je ne sais pas mais je n’ai rien à cacher. Je tiens seulement à séparer ma vie privée de ma vie artistique. Je réponds aux questions lorsqu’on m’en pose et si je ne suis pas sur google, c’est en partie peut-être dû au fait que je suis discret sur ma vie privée. Notre « website » est en construction. Et il faut se le dire, on n’est pas une grande équipe, côté support technique non plus. Nous sommes « Yon ti Staff moun fou » partageant une même passion pour la bonne musique et c’est de là que vient le nom du groupe qui travaille sur le projet, à savoir « Krazy Staff » cependant ma biographie est disponible sur notre Page Facebook, My Space et certains journaux qui ont publié  l’histoire du groupe et maintenant est plus détaillée sur Dièz ak Bemòl!

Dièz ak Bemòl : Maintenant "Reality Check!" Tu vis en Haïti, un pays où le rock est pratiquement inexistant, alors pourquoi ce genre musical ?

Yohann Doré : Il me sera plus facile de te répondre après t’avoir posé cette question : pourquoi aimes-tu et écoutes-tu ce que tu écoutes? Evidemment, la réponse serait «paske se sa ki vibe ou »  car c’est dans ce choix que tu te retrouves, n’est-ce pas ? Il en est de même pour moi. Je compose aussi un peu de musique classique, j’aime la guitare acoustique, le piano. Mais ce que j’aime le plus, c’est la puissance de la guitare électrique. Pour moi le rock n’a pas été un choix mais un appel, une vocation si tu veux. J’ai toujours été fou amoureux de la guitare « têt mwen cho lem tande instrument sa ». Je ressens tout simplement une force, un pouvoir quand j’exprime mes sentiments en exploitant ce genre plutôt que tout autre.

Dièz ak Bemòl : Tu as quand même dû être influencé d’une manière ou d’une autre, non ?

Yohann Doré : Oui. En premier lieu avec Linkin Park. Lorsque pour la première fois, j’ai écouté leur musique, « mwen mande tèt mwen : mezanmi sa sa ye la !!! ». Je connaissais déjà le Rock sans pour autant aimer ; mais par la suite, avec leur musique « Pushing Me Away », la façon dont ils ont agencé la musique et l’instrumental m’ont charmé. Après avoir écouté les deux premières lignes, je me suis dit : « mezanmi gade sa misye di !!» et ce n’est qu’après l’avoir écouté que j’ai fini par réaliser : « musique lan bon ». Par la suite, j’ai évolué en écoutant d’autres styles tels que Nirvaña, avec Kurt Cobain, puis j’ai suivi la discographie complète de Foo Fighters bien que ce n’était pas de ma génération « men se kòm si li rantre nan jenerasyon pa mwen. »

Dièz ak Bemòl : Le fameux Kurt Cobain, Foo Fighters, Linking Park, des noms qui peuvent être étrangers à plusieurs en Haïti. Alors qu’est-ce qui d’après toi rend le rock si peu populaire dans notre milieu?

Yohann Doré : Je crois que c’est dû à un manque d’exposition au genre tout simplement ! Les médias vont te dire qu’il n’y a pas de public pour cela alors que si tu essaies de le jouer, qui sait !!!

La preuve, c’est que certains me disent qu’ils n’en font pas la requête parce que les radios ne jouent rien qui ait un rapport avec le rock. Ce n’est que maintenant que « Nou  Fini » et « Ak Raj »  commencent à changer un peu cette tendance. S’ils ne le médiatisent pas, il est évident que les gens ne l’entendront pas et ne l’accepteront jamais. Alors qu’en fait, ce qui me marque c’est lorsque je joue en Direct, je remarque que des gens qui n’ont jamais écouté le Rock « ap rele anmwe avèm, ap dim banm beat, chante mizik mwen yo avèm alòs ke se premye fwa yo tande yo. » et donc, ce n’est pas qu’il n’y a pas de public pour ça, c’est juste qu’ils n’ont pas eu l’opportunité d’écouter pour décider s’ils aimaient ou pas. De plus, il nous faut mentionner que beaucoup ont des préjugés « yo panse ke piblik lan archaïque et ke li pap ka apresye sak nouvo, sak diferan, donc bayo sa yo fin abitye avèk yo, sa kap mache deyò a ! ».

Dièz ak Bemòl : Aurais-tu des suggestions pour y remédier?

Yohann Doré : « Kontinye koute li, fè zanmiw tandel ». Beaucoup de mes amis ont apprécié le rock en venant à mon studio. Ils n’aimaient pas du tout le genre au début mais quand je le leur ai introduit, ils l’ont apprécié et maintenant si une chanson de rock n’a pas une distorsion de la guitare, ils se plaignent. Ainsi, il faudrait faire comme dans le cas de mes amis avec le public haïtien et lui en donner graduellement et à la longue, ils apprécieront. Moi je n’aimais pas la musique classique et j’ai débuté avec “Für Elise” de Beethoven. J’ai écouté, j’ai apprécié et depuis je me suis mis à écouter toutes les compositions de Beethoven qui par la suite ont eu une grande influence sur ma façon de jouer le piano. En gros, si on  veut que cela change il faut avoir l’esprit de partage et d’ouverture. Tu l’écoutes et tu partages avec un/une ami(e) !

Dièz ak Bemòl : Un de nos visiteurs (Yves-André Nau) écrit via BBM pour te demander : What’s the band plan for the next five years?

Yohann Doré: Well, the big plan for the next five years is to be the pioneers of rock music from Haiti. We need to push out that Haiti is not all about Kompa and Rap Kreyòl. You know, the culture is also open and for that we need to create a new movement in this country and I think a lot of people feel the same way we need something new.  We need some new songs, some new artists, and some new faces. Because we’ve been listening to the same bands for like decades and people kind of need diversity so they will jump at anything that sounds a little bit different or they might be afraid of it. So it’s ok if you don’t like Rock music, but you should listen first. So we are pushing to that the next five years, We are getting noticed  in the Caribbean, just because we dare to do Rock, we just also want to give people something different to talk about something different to listen to. Se pa chak jou mwen pral pale de “Se pa pou dat” (very good song by the way) men something new, something Young; on veut redonner la vie, quoi! I think that would be my big plan.

Dièz ak Bemòl : Mais écoute, avec « By my side » tu as débuté en anglais et maintenant, tes musiques sur cet album sont toutes en créole, pourquoi cette transition ?

Yohann Doré: Pour la simple et bonne raison que mes premières chansons n’ont pas eu l’impact que j’espérais vu que peu de gens ont pu comprendre les messages que je voulais faire passer. A force de trop écouter « Get Out », « gen de moun ki panse se yon mizik diab » ce qui n’est pas le cas et même loin de là. J’ai été victime de ce malentendu qui parfois m’amuse certes,  mais que je le veuille ou non, cela m’affecte dans un certain sens. Pire encore,  « anpil moun panse se yon blan mwen te ye se pa Ayisyen mwen ye ». Alors, après le 12 janvier, les relations entre les membres du groupe se sont renforcées. Nous étions tristes et avons ressenti une force intérieure à la fois pour écrire, nous exprimer et produire cet album que tu as actuellement en main.

Diez ak Bemòl : Un très bel album et pour moi « Rèv si dou » est un chef-d’œuvre. Mais entre autres, de toutes tes musiques, laquelle te satisfait le plus?

Yohann Doré: C’est difficile à répondre. Aujourd’hui j’aime telle chanson, demain j’en aime une autre. « Se tankou, kèt dènye sa anraje wi !» parce que l’état d’âme varie. Donc, que ce soit une musique triste ou joyeuse, quel que soit le « set of mind », ma satisfaction et ma préférence sont influencées par mon état d’âme du moment.

Dièz ak Bemòl : Parlant de « Set of mind » Kijan poum relel, une musique à sujet assez controversé ; d’où vient cette inspiration ?

Yohann Doré: Avec “Kijan Poum Relel”, nous avons composé un instrumental mélancolique mais puissant mais ne savions trop quoi en faire. Ce titre, c’est du « Freestyle » pour nous. L’expression d’un mélange de déception, de colère émotionnelle au sujet d’un enfant enlevé et éduqué par un couple. Ils croyaient que ces deux être étaient ses vrais parents jusqu’à ce la vérité lui soit révélée par une tierce personne. Pour ne pas choquer les gens, nous avons choisi de ne pas leur laisser savoir qu’en réalité on parle d’un enlèvement mais l’idée principale reste celle d’un jeune qui a passé sa vie à considérer comme parents des étrangers auxquels il s’est attaché, alors que ce sont eux qui l’ont arraché à sa vraie destinée, comme on le dit dans la chanson. J’ai proposé le sujet, Kenrick le « keyboardiste » du groupe et moi l’avons achevé. « Kijan Poum Relel », c’est l’émotion en puissance que nous exprimons en musique.

Dièz ak Bemòl : Joues-tu aussi du Konpa ?

Yohann Doré: Oh yeah, nou jwe tout bagay !!! Konpa, Reggae, House mais la guitare distorsion, c’est ce j’adore et c’est ce qui justifie mon penchant pour le Rock. Une petite anecdote, « Ak Raj », au début était un Konpa mais Kenrick et moi avons décidé qu’il ne pouvait être publié comme tel. Alors nous l’avons retravaillé et le résultat final, tu l’as ci-dessous.

Dièz ak Bemòl : J’ai posé la question parce qu’au début de l’album, il y a un hit Caribéen, une basse puis un tambour, c’est ce qu’est Ayiti Rock ?

Yohann Doré: Pour te dire vrai, « Anmwey » qui est en premier sur l’album est carrément un Rara. « Banm Beat » l’est aussi. J’ai composé la musique en cherchant les accords d’une bande à pied qui passait tout près de chez moi et me suis dit pourquoi ne pas composer un instrumental en utilisant ce rythme. Je crois que si je demande à une bande à pied de m’accompagner sur scène  « se anvayi map anvayi.» Nous n’avons pas voulu faire trop de répétition sur l’album, c’est pourquoi il n’y a pas eu beaucoup de chansons avec ce rythme caribéen que tu mentionnes, mais lors de mes performances en direct, le rythme est beaucoup plus présent.

Dièz ak Bemòl : À l’heure actuelle on parle de RapRock avec Lil Wayne, Kanye West et bon nombre. En Haïti le Rap Kreyòl est en vogue. Une collaboration dans le futur ?

Yohann Doré: « Mwen pa mind fèl, sa nan tèt mwen lontan but fòk li fèt bien » et à condition que les deux mondes soient présents. Il faut du tambour et de la guitare électrique en direct. Je ne veux pas dire que forcément le genre Rock doit être dominant mais il faut que je sente sa présence dans le mariage. Toutefois quand j’aurai à le faire ce sera comme la collaboration de Jay-Z et Linking Park dans « 99 Problems ». Je répète il faut que les deux mondes soient présents. En passant, cela existe depuis déjà 40 ans. Run Dmc/Aerosmith, Public Enemy, Red Hot Chilly Peppers.

Dièz ak Bemòl : Est-ce qu’il y a dans ton enfance quelques anecdotes, des cours de musique et autres qui t’ont poussé à faire de la musique?

Yohann Doré: Je n’ai pas souvenir d’un moment où je n’étais pas en contact avec la musique car dès l’âge de 5 ou 6 ans, j’y étais officiellement initié et cela m’a beaucoup intéressé. A l’école, j’étais celui à qui on faisait référence en matière musicale et je crois que si en Haïti il y avait un programme de musique dans toutes les écoles publiques, cela aiderait à développer le coté artistique caché en nous. C’est très courant que la famille ne supporte pas l’enfant dans ses choix. Dieu merci mes parents ont toujours fait la différence sur ce point.

Pour les cours de musique j’ai été à une école pendant une courte période pour un cours de guitare ce qui m’a aidé à avoir une petite notion de la musique classique mais ce n’était pas suffisant pour moi, donc je suis devenu autodidacte par obligation.

Dièz ak Bemòl : Tu soulignes t’être formé toi même, mais maintenant, voyant les failles du système éducatif, n’as-tu pas en tête de lancer des projets sociaux dans ce domaine?

Yohann Doré: Oui bien sur et j’aurais souhaité qu’on donne aux jeunes Haïtiens l’opportunité de faire de la musique parce que c’est mieux de les voir avec une guitare en main plutôt qu’avec une arme. Un camp de musique est un projet qui devrait être fait et si ce n’est pas le cas ce serait dire que nous, les artistes, ne sommes pas intéressés à apprendre aux gens ce que nous savons faire.

Toutefois, j’ai un penchant pour la mise en place d’un studio d’enregistrement parce que j’ai observé chez les haïtiens une passion pour le « beatmaking » « ou konn wè nèg la kanpe lap gade yon poto epi lap sekwe tèt li san ke ou pa ka wè ki rapò poto a ak son lap panse a ». Donc imaginez un programme d’été en Haïti où les enfants peuvent venir pendant les 3 mois ou 2 mois de vacances faire de la musique, ce ne serait pas comme à l’école, un fardeau, mais une distraction et par la suite, pour encourager la créativité, on pourrait organiser un concours qui serait évalué par des juges.

D’autre part, personnellement, j’ai toujours pensé au projet d’avoir un édifice d’institut « Ayiti Rock » qui serait opérationnel 365 jours et où des musiciens talentueux pourraient venir en aide aux jeunes. Fabrice Rouzier, Keke, Andy Barreau, Eddy Francois qui pourrait enseigner sur la « technique de la voix ». Il n’y a ni Parc ni Cinéma dans le pays, tout le monde est stressé et frustré « sèl program ki genyen pou yon pakèt jèn, se al kraze yon tafia e nan bagay sa Ayiti ap vini alkolik wi ! » Par exemple il faut malheureusement, aller à l’étranger pour voir un film sur grand écran, cela m’attriste. Mais comme je t’ai dit, ma passion, c’est la musique alors « mwen ta renmen moun ki gen menm pasyon avèm jwi de li paske mwen te gen chans, mwen vle ba yo chance pa yo tou ! ».

Dièz ak Bemòl : Ta dernière phrase est très profonde. Tu n’aurais pas de conseils à  donner à ceux qui vont lire cette entrevue sur notre site et qui peut-être partagent ou pas la même passion que toi ?

Yohann Doré: -« Fè saw renmen ! wap toujou jwenn moun ki diw saw fè a pa gen avni ! » surtout si çà a rapport à l’art mais gardez le focus !!! L’être humain à cette fâcheuse tendance d’évaluer les autres en fonction de sa propre limite. Donc ne te laisse pas dévier !

- Tu te sens inspiré ? « Ou vle fe yon bagay diferan ? Se pouse ! » tu trouveras des moments où tu vas te sentir découragé, c’est normal mais ne laisse pas cette attitude te dominer « li pa gen dwa sa » fais bien ce que tu fais et améliore-le.

- Ne délaisse jamais ce que tu aimes surtout quand tu le fais bien. Les tonneaux vides vont sans cesse résonner « zafè yo ». « Avocat, docteur, mécanicien, musicien (etc) tout enpòtan, tout gen importans yo ! Gade yon film sans musique dim ki rezilta li baw !». Barikad Crew a dit : “Goumen pou saw kwè”.

- C’est toi qui compte et personne d’autre. Personne ne peut croire en tes rêves ! Persévère et exploite tes talents ! Ne t’occupe pas des autres, pourquoi quelqu’un devrait se fâcher parce que tu choisis d’être différent ? En Haïti, la diversité des métiers est faible. Alors je vous encourage à faire ce que vous voulez du moment que vous aimez ça et surtout « Aprann tande et pran konsèy. ».

Dièz ak Bemòl : Enfin la dernière question Yohann, as-tu déjà visite Dièz Ak Bemòl ? Qu’est ce que tu aimes le plus au sujet de notre site ?

Yohann Doré: La première fois que j’ai visité le site, je n’ai rien compris. On m’en avait parlé et j’avais vérifié « men mwen pat konprann ». Toutefois, ayant un penchant pour la musique le nom m’a attiré. « Alors poum ka diw », par la suite à part du nom j’ai aimé l’orientation : le fait de donner la chance aux gens des autres pays de découvrir ce qui se passe ici en Haïti. Je pense que « si yon moun renmen musique ou renmen Haiti fòk ou lil » et pas seulement ça puisque « se pa selman Haiti nou pale, pas vre ?, fòk on moun lil, mwen menm mwen oblije pran Dièz ak Bemòl mwen » dans la matinée avant dix heures parce qu’ à partir de midi « se repetisyon » !

B O N U S !

Regardez la vidéo ci-dessous pour savoir ce que pense Mario Fontaine (LE PLUS GRAND "ZUZU" DU MONDE) DE YOHANN !!!

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Discussion

4 réflexions sur “La diversité ne détruit pas la culture. (Causerie avec Yohann Doré #AyitiRock)

  1. "La diversité ne détruit pas la culture" au contraire elle peut l’enrichir. Encore que seuls le temps et l’histoire en seront juges. Bien des oeuvres connues et appréciées à leur époque seront oubliées. D’autres laissées à l’abandon dans l’indifférence, viendront à ressurgir avec l’évidence de leur propre valeur. D’autant que l’attrait financier lié à l’exposition publique d’une oeuvre de nos jours peut nuire tout aussi bien à la valeur réelle de celle-ci. Ce, dans un sens comme dans l’autre. Mais il n’en reste pas moins que la culture d’une contrée à l’autre, d’un pays à l’autre puis dans l’ensemble sur sa diffusion tout autour du globe est une chose vivante et vivace.
    "Oser" s’exposer en tant qu’artiste, c’est se dévoiler parfois avec une certaine impudeur, au risque d’être vilipendé, agressé, violenté comme souvent mais aussi dans l’espoir de laisser derrière soi une empreinte dans l’histoire de l’homme. Or n’oublions pas que ce sont nos enfants qui sont l’histoire de l’homme et non pas nos contemporains.
    "L’avenir, il ne suffit pas de le prévoir mais le rendre possible". Antoine de Saint Exupéry. La culture y pourvoit. Non ?

    Publié par Luc Yves Senecal | juin 19, 2012, 3:33  
    • i would like to be in this grope haiti rock so how i can do??

      Publié par Jerry Esperance | mai 2, 2013, 4:02  

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